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Li Tieguai
































































Li Tieguai - 
Encre  et peinture sur papier - 123 x 39 cm - Chine - Dynastie Qing (1614-1912) - Inv. : 2007.0.41 

Traduction du poème

« Comme fer devient (Li Tieguai ?). La peau ( du visage ?) conservant dans sa poitrine la « voie merveilleuse », il est capable de faire des prodiges. La gourde qui l’accompagne toujours, même dans les traversées des océans et l’escalade des montagnes. Il ne s’en sépare jamais. A Xiang Shan. Jin Luan

(Xiang Shan est le nom d’un temple consacré aux Immortels qui se trouve au milieu du lac de Dongting dans le Hunan).

Cette œuvre chinoise comprend deux parties, en haut un poème calligraphié, la seconde un dessin qui représente Li Tieguai. Ce personnage appartient aux BA XIAN, aux Huit Immortels Taoïstes. Les Huit Immortels étaient l’un des groupes les plus importants du taoïsme religieux.

Ils étaient à la fois les divinités protectrices du taoïsme et celles de la religion populaire chinoise.  Sous la Dynastie des Yuan, ils deviennent des figures théâtrales.

Fréquemment représentés dans l’iconographie populaire et religieuse, en personne ou sous la forme de leur attribut, ils luttent contre le mal et protègent les taoïstes.

Li Tieguai est un vagabond, un mendiant boiteux. Il s’appuie sur une canne ou béquille de fer dont il tire son surnom, Li Tieguai pouvant se traduire par canne de fer.

La calebasse (gourde) est son principal attribut, elle lui a été offerte par Xiwangmu, la Grande Mère de l'’Occident. Il la présente, l’attache à sa ceinture ou l’accroche dans son dos.

Elle a la capacité de pouvoir changer de taille,  elle peut servir d’embarcation et peut ainsi flotter ou voler. Elle obéit aux ordres de Li Tieguai.

Grand magicien, il a la capacité à devenir un simple esprit en abandonnant son corps. La tradition raconte, que lors de l’une de ses absences, plus longue que d’habitude, un de ses disciples le crût réellement mort. Son corps fut ainsi incinéré.

Au retour de Li Tieguai, en tant qu’esprit, il se retrouve sans corps, hâtivement il gagne le corps d’un vagabond estropié récemment décédé.

Il est le patron des pharmaciens et il est présenté parfois comme le dieu de la Médecine.

Sa calebasse peut être remplie d’alcool mais souvent il s’en échappe une volute de fumée avec les 3 ou 5 chauves-souris, symbolisant les vertus du taoïsme.

Il en est le gardien, sa robe peut d’ailleurs porter ce symbole comme sur notre œuvre intitulée le Kesi aux immortels. La fumée rappelle également sa capacité de pouvoir s’échapper de son corps.

Cette œuvre s’apparente au style de l’Ecole de Shanghai, c’est un style fougueux avec, comme pour ce dessin, de nombreuses distorsions et des traits simples parfois présentés comme archaïques.

La partie haute de l’œuvre comprend un poème calligraphié, le style graphique utilisé est proche de calligraphies dites brin d’herbe ou « d’herbe » au mouvement très spontané. Cette technique d’origine chinoise  fut également utilisée par les grands artistes japonais  de la période Edo dont Hokusai qui édita un manuel d’apprentissage de cette technique (Manuel de dessin en trois styles – éditer en France sous le titre  Hokusai, Manuels de dessin – Editions Philippe Picquier, 2013, 186 pages).


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